TROIS GRAND TYPE DE LGBT-PHOBIE

Les « culturelles » C’est la forme la plus répandue et la plus inconsciente. Elle fait partie du quotidien et n’est quasiment jamais dénoncée quand elle se présente.

Ses manifestations commencent par le fait de considérer que les personnes LGBT peuvent être « tolérées », et aussi que le statut LGBT peut être « avoué », comme une faute.

Ce sont également toutes les insultes dans les cours de récréation ou dans les stades qui associent les personnes LGBT à des humains inférieurs ou qui les moquent. Les LGBT-phobies culturelles reposent sur une accumulation d’idées reçues, de croyances et de préjugés difficiles à faire évoluer, parfois parce que les personnes qui les véhiculent n’ont, en toute bonne foi, aucunement l’impression de manifester un comportement LGBT-phobe.

Les « théorisées » Elles sont fondées sur des thèses religieuses, philosophiques, politiques ou pseudo-scientifiques qui affirment que les personnes LGBT représentent un danger pour l’équilibre des sociétés humaines.

Ces formes de LGBT-phobies sont souvent très violentes, et ne reposent sur aucune vérité tangible mais utilisent tous les clichés possibles pour diaboliser les personnes LGBT.

Ainsi, elles les combattent en prétendant guérir ce qui n’est pas une maladie, militent pour leur exclusion et parfois appellent à leur extermination, comme le régime nazi pendant la Seconde Guerre mondiale.

Les « intériorisées » Ce sont peut-être les formes de LGBT-phobies les plus délicates à combattre parce qu’elles sont le fait de personnes LGBT elles-mêmes, ne parvenant pas à s’accepter telles qu’elles sont.

Les personnes LGBT comprennent leur particularité vis-à-vis de leur entourage hétéro-sexué le plus souvent à la puberté. Cette découverte est parfois difficile, car l’environnement et l’éducation font peu, voire pas du tout, référence à la diversité des orientations sexuelles ou des identités de genre.

Ainsi, dans leur famille ou à l’école, les personnes LGBT subissent des LGBT-phobies culturelles et théorisées, et les intègrent.

Les LGBT-phobies intériorisées s’expliquent par la difficulté de chaque individu à s’affranchir de tout ou partie de son éducation et de ses influences passées.

Cela se traduit parfois par une dévalorisation, une perte d’estime de soi, pouvant aller jusqu’à un passage à l’acte suicidaire. Selon des études concordantes, les adolescents LGBT ont de 7 à 13 fois plus de risque suicidaire que leurs camarades hétérosexuels.