« Pour pouvoir adopter mon fils, je dois mentir, divorcer ou attaquer la France »

“S’il m’arrive quoi que ce soit demain, mon enfant ne sera pas reconnu comme mon fils en France.” C’est avec une légère angoisse, masquée sous le flegme anglais adopté après des années de vie londonienne, que François nous explique sa situation ubuesque, à un bras de mer de distance.

Français de nationalité, François Souyri vit à Londres avec Leandro, son époux. Il a découvert la ville en échange Erasmus et y a élu domicile pour vivre avec son compagnon depuis treize ans, “ce qui est beaucoup en années gay !”, ironise-t-il en laissant traîner deci delà un accent anglo-saxon.

En 2008, les deux hommes ont conclu en Angleterre un civil partnership, partenariat civil qui, à l’inverse du Pacs français, octroit les mêmes droits et devoirs aux homos qu’aux couples hétéros mariés. Celui d’adopter en prime. “On s’est rendu en mairie et on a demandé à rentrer dans le système d’adoption”, synthétise François. Le couple franchit avec succès toutes les étapes du processus d’adoption anglais, et accueille un petit garçon de deux ans en 2012. La simplicité surprend quand on a en tête le parcours du combattant que doivent franchir les candidats à l’adoption en France, éligibles mais recalés par les Conseils de famille qui choisissent le foyer des pupilles de l’État, et boudés par les circuits à l’international, à tel point que les associations de familles homoparentales, comme l’ADFH et l’APGL, sont tentées de dénoncer un droit fictif“Ici, on ne pose aucune question sur la sexualité”, spécifie François.

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